mercredi 9 novembre 2005

merci ERIC....

Longtemps, j'ai cru que je n'aimais pas les maths.J'étais une littéraire, c'était évident.

Et puis, un jour, j'ai eu un collocataire qui passait son agregation de maths. Pourtant il était jeune, il avait les cheveux longs, une grosse moto, il aimait les Doors, et il parlait de ses projets de voyages en Afrique. Bref, c'était un humain. Alors je lui ai demandé, par quel mystère...Et là il m'a parlé du zéro. De "l'invention" du zéro, et j'ai entrevu ce que ça produit dans la pensée, la possibilité de l'abstraction, et j'avais le vertige. Et c'était beau comme une belle pensée dans un livre de littérature, de philosophie.

Je regrette de ne pas t'avoir rencontré quand j'étais encore à l'école.

J'envie celles et ceux qui t'auront comme prof de math.

Eric a ouvert ce jour là pour moi une grande porte. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui j'ai envie de lui dire

MERCI ERIC. Merci d'avoir fait pour moi le monde un peu plus grand qu'il ne l'était avant.

Posté par pap30 à 18:04 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur merci ERIC....

    Je ne veux pas te laisser seule, Pap

    Très mignons tes messages, Paprika. Je ne veux pas te laisser seule... Ce serait chouette que les jeudis de Fernando aient un peu de succès. C'est un lieu assez convivial. Et si chacun y met un peu du sien, cela pourrait être une ouverture à de belles choses...
    Ton message sur les Maths m'a ému, car je suis sensible à la philo qui est dans les maths... Tu parles du zéro, mais à l'autre bout, il y a l' INFINI.
    Et nous avons tous envie d'infini, besoin d'infini...
    A plus...

    Posté par ed30, samedi 19 novembre 2005 à 20:56 | | Répondre
  • Le début c'est quand?

    J’ai débuté ma vie vers … je ne sais pas exactement. A la première rencontre qui m’a suffisamment interrogé pour qu’un processus de réveil s’amorce. Vers 14 ans peut-être ?
    Et vous à quel age êtes-vous né ?
    En tout cas à 24 ans je ne comprenais toujours rien au monde. Rien de rien.
    Je ne sais pas si vous avez lu ces romans américains qui racontent les aventures des jeunes gangsters ethniques. Là on voit comment ces jeunes sont loin du système comme d’ailleurs de la réalité planétaire. Et bien j’étais un peu comme cela.
    Comment j’ai fait pour passer de ce stade à la responsabilité d’une entreprise de 120 personnes dans la haute technologie ?
    Je ne sais vraiment pas. Cela viens des rencontres c’est sur.
    Puisque le destin s’inscrit sur la conjonction des émotions et des événements qui nous percutent.
    Je me rappelle d’un anciens directeur (M. Carbuccia) de IBM sud Est en 1970 qui était alors responsable d’une filière « mise en place de l’informatique au sein de l’entreprise » dans une école privée. J’étais là pendant 3 mois trop content d’être sortie de pension dans une grande ville avec enfin la possibilité de rencontrer les hippies de l’époque. J’allais très peu en
    Cours. En jeans crayonné de slogans peace and love etc. avec un bourse à la Thierry La Fronde et les cheveux (gras bien sur) au-dessous des épaules dans cette école chère réservée à la jeunesse aisée de Nice…
    Un jour ce respectable Monsieur a pris la peine de m’inviter à boire un café en sa compagnie (ce qui était assez exceptionnel à cette époque). Me voyant en perdition, il avait pris sur lui de me rencontrer.
    Voila ce qu’il a dit à ce jeune paumé que j’était à l’époque pour longtemps encore.
    - « Que tu rejette le système ou non n’est pas le problème cela c’est ta liberté. Le vrai problème c’est la survie.
    Ce monde ressemble à une toile d’araignée. Il y a des fils inoffensifs qui permettent de se déplacer sans danger et avec efficacité. D’autre fils sont enduits de poison et de matière adhésive.
    Si tu comprends où se trouve les bons fils tu pourra te déplacer et survivre.
    Si tu refuses d’apprendre la géographie du monde des hommes tu ne pourras pas survivre. C’était il y a 34 ans et je ne l’ai toujours pas oublié.
    Alors si vous pouvez n’oubliez pas parfois de donner quelques phrases à ceux qui en ont besoin. Parfois vous existerez ainsi pendant de longues années dans une mémoire attendrie et reconnaissante.

    Posté par Sur le Fleuve, mercredi 3 mai 2006 à 09:20 | | Répondre
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