mercredi 9 novembre 2005

Le concept en deux phrases

Nous avons tous quelqu'un, quelques uns, à remercier.Quelqu'un qui, un jour, a fait notre vie plus belle. Je vous propose de partager ces remerciements. Parce que nous sommes quelques uns à en  avoir besoin, de faire la vie plus belle, plus grande, plus jolie. Et à avoir envie de partager aussi, des rayons de soleil

Posté par pap30 à 19:34 - Commentaires [9] - Permalien [#]


Commentaires sur Le concept en deux phrases

    Merci ma soeur

    Je ne suis pas sure que ça marche mais...
    http://tataiza.viabloga.com/news/39.shtml

    Posté par Iza, samedi 12 novembre 2005 à 13:52 | | Répondre
  • Merci merci

    A la surface de mes noires réflexions, ton site continu à me faire réfléchir.
    Qui devrais-je remercier ?
    - Jacques Munos un compagnon de pension qui ma fait connaître à la sortie de la 5ème Baudelaire, la littérature et d’une manière cette dimension de la vie qui s’appelle l’esprit. Nous nous sommes perdu de vue aux alentour de notre vingtième année. Il fallait bien que nous partions réaliser notre vie. Je l’ai revue 8 ans plus tard à l’issue de notre séparation (toi et moi) dans la ville de Nice où dont manifestement il n’avait pas réussi à s’éloigner longtemps. Malheureusement mon état d’esprit de l’époque (« à quoi bon ») ne m’a pas laissé l’énergie nécessaire pour le fréquenter. En punition j’ai pensé à lui toute ma vie. Compte tenu de ce que nous avions partagé, il reste la seule personne avec qui dès les 1ers mots nous nous comprendrions. J’ai retrouvé sa trace sur Internet en 2002, date à laquelle Internet a commencé à marcher correctement au Vietnam. En 2004 j’ai pu joindre l’association (Les Diables Bleu) qu’il avait fondé pour créer un espace artistique dans une caserne désaffecté. Et cela pour apprendre qu’il était décédé en 99. Les progrès de la technique ont été trop lents au Vietnam pour me permettre de le retrouver à temps. Je pense toujours à lui. Il me manque. Merci à lui et j’espère que nous reverrons.
    - Et puis un garçon qui s’appelait Speedo, il jouait les annonceurs de bonne nouvelle au sein du mouvement Punk des débuts dans une Corse somnolante. Lorsque mon âme n’avait plus rien pour se vêtir, il m’a prêté un personnage sans prétention, mais c’était quand même la première marche pour commencer l’ascension. Merci à lui
    - Et puis une jeune fille même si je n’ai pas pu le vivre avec elle. Elle m’a permis de percevoir l’art d’aimer et elle m’a fais découvrir la nature de la féminité. Merci quand même
    - Enfin Guillaume un Polytechnicien qui m’a fait confiance, moi qui à 16 ans empoussiérais déjà mes chaussures sur les pistes de la vie. Il m’a donné une chance et il m’a également inculqué les rudiments de la gestion d’entreprise. C’est grâce à lui si je suis devenu directeur général. Bien d’autre m’ont aidé, mais lui a construit les fondations avec moi. Merci et peut-être qu’un jour on construira encore ensemble une entreprise qui nous rendra riche de vie, de responsabilités, d’or et d’argent.

    Voila

    Posté par Sur le Fleuve, samedi 12 novembre 2005 à 18:14 | | Répondre
  • l'esprit ?

    Je voudrai rebondir, sur ton merci à Jacques M..., parce que nous sommes nombreux je crois à avoir été "initiés" par quelqu'un à la littérature, à la peinture, enfin à des formes de cultures. Les livres, quelqu'un te les mets dans les mains un jour, on découvre rarement la littérature parce qu'on tombe en arrêt devant la vitrine du libraire.Je voudrai bien que tu racontes un peu comment ton Jacques t'a emmené dans cet univers. Et je reviens vite avec mon histoire d'amour avec les livres.

    Posté par paprika, mardi 15 novembre 2005 à 13:55 | | Répondre
  • Alors tu vois, Paprika finalement je joue le jeu. Il y avait tant à remercier que j'avais peur d'être perdu et maladroit.

    Mais ce soir l'envie forte de remercier la foule d'anonyme qui fait mon quotidien. Je prends le métro tous les jours à Paris et souvent pour de longs trajets. Quelquefois je m'absorbe dans un livre et quelquefois non : je reste immobile à regarder les anonymes du métro parisien. Quelle fascination, quelle joie de pouvoir ainsi glisser d'un visage à l'autre.
    Merci à ceux qui me laissent les observer. D'autant que je le fais de moins en moins discrètement (j'ai peur d'une déformation professionnelle), je les regarde avec avidité, ces visages inconnus mais ils me tolèrent, compagnon silencieux et respectueux. Merci à ceux qui me laissent imaginer mille vies, qui me laissent sentir qui ils sont, me laisse rêver à une multitudes d'histoires. Merci à ceux qui me donnent quelques phrases en passant dont je ne comprends pas les tenants et aboutissants mais dont j'ai la sensation de tout saisir en éclats. Merci à ceux qui me donne un geste trahissant une émotion, comme à la dérobée, en contrebande pour nuancer le portrait, l'affiner, le rendre toujours plus mystérieux
    Merci à ceux qui s’offrent à mon regard et me donne cette joie dont parle Kafka dans son Journal (de mémoire) : « la joie simple d’être parmi les humains ».

    Posté par uzura, jeudi 8 décembre 2005 à 15:50 | | Répondre
  • Un amis... si rare

    Je me suis perdu un temps dans les méandres de la nuit. Mais tu vois même en retard, je repasse par là pour te répondre.
    Alors que ce sont les livres de la bibliothèque de mon collège qui m’ont ouvert l’esprit aux récits de mon ami, le livre n’était encore qu’une rencontre avec moi-même.

    C’est par procuration que Jacques M. m’a fait connaître les livres. C’est en me racontant l’histoire d’amour de sa mère avec Baudelaire et Beethoven qu’il m’a ouvert la voie.
    Ce qu’il m’a raconté c’est que lire pouvait être la rencontre avec un l’autre par delà le temps et l’espace et peut-être parfois une réponse ou un tuteur.

    Il m’a appris l’espoir de trouver dans les livres pour qui savait lire toutes les réponses.
    Oui il m’a appris que l’acte de lire se développait en étage. Que la lecture était un acte. Qui n’avait rien à voir avec le fait de se contenter de recevoir une histoire prête à éteindre l’ennui.
    Il a mis pour moi en perspective la littérature en la situant dans son histoire. Les livres pouvaient se répondre les uns aux autres et que c’est dans cette différence qu’il y a du sens.
    C’est ainsi que j’ai découvert dans l’ordre la Grèce et ses philosophes jusqu'à nos jours.
    J’ai compris ainsi dans le tourbillon des symboles qu’il y avait message philosophique dans tous récits.

    Quand séparé d’une classe il était impensable qu’un ancien adresse la parole à un nouveau.
    Comment pendant cette année d’attente où nous ne nous sommes pas parlé, du fond de la cour a-t-il pu deviné l’effroyable nuit et l’interrogation froide qui m’animait alors.

    L’histoire de sa mère et de l’art m’a fait entendre l’affirmation de la différence et de la joie de vivre. Deux concepts alors absents de mon univers.
    Avec le recul c’est deux choses ne fortifie pas contre la solitude. Elles permettent juste de frôler la conscience.

    Posté par Sur le Fleuve, samedi 10 décembre 2005 à 05:28 | | Répondre
  • Merci à l'inconnu

    Grâce soit rendue à ma petite fille (nièce de Jacques Munos) et à un ami qui m’ont appris que mon fils vivait encore dans la mémoire d’un inconnu apparemment bien lointain, comme dans celle de beaucoup d’autres, ici à Nice, qui parlent de lui comme si il ne nous avait pas quitté.
    Je lui récite toujours du Baudelaire et lui fait écouter du Beethoven.
    Merci à vous que je ne connais pas encore … peut-être ? Canout

    Posté par Canout, lundi 15 mai 2006 à 11:04 | | Répondre
    • C'est en cherchant les traces de Jacques rencontrée à Nice en 1983 que j'ai atterrie dans ce Blog. Et je tombe sur les mots de sa propre mère, vieux de six années! Je suis émue.
      Le blog semble ne plus fonctionner! Par quel miracle ce petit mot pourrait vous parvenir !!! J'aimerais tant vous rencontrer.
      Celle qu'il appelait " la passante"

      Posté par la passante, dimanche 4 novembre 2012 à 23:33 | | Répondre
  • la petite musique

    je retrouve avec émotion la petite musique , le ton de la gratitude. Quelques mois sans connexion à internet, je ne pensais pas que ce blog avait continué sans moi, fut-ce un peu.
    Merci pour ce message. Pourrais je en savoir un peu plus sur vous ? A moins que...

    Posté par paprika, vendredi 30 juin 2006 à 20:33 | | Répondre
  • écho "sur le fleuve" 7 ans plus tard

    En recherchant à retrouver Jacques Munos sur internet, je ne trouve qu'une seule trace de lui .. la vôtre ...et j'apprend qu'il est mort. Votre histoire avec lui comme un écho à la mienne : Je l'ai rencontré à Nice en 1984...Baudelaire entre nous...Je ne l'ai jamais oublié... Comment vous parler, vous questionner plus personnellement ? 7 années ont passé depuis votre " merçi à Jacques", je serais si heureuse d'avoir un signe de vous... l'inconnu sur le fleuve. La passante

    Posté par la passante, lundi 15 octobre 2012 à 15:35 | | Répondre
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